Chez le Bibliothécaire

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mercredi 30 novembre 2011

LE CARDINAL CHEZ EMMA


Une grande soirée hier, à Rennes-le-Château, chez "Emma", avec le Cardinal et la troupe des vampirettes du Super U de Limoux.

ONCLE MOJO EST EN PLEINE FORME



Salut à vous tous, jeunes jouvencelles et jeunes jouvenceaux,

Et oui, ça faisait longtemps que le vieux ne vous avez pas envoyé une newsletter dans la boîte aux lettres mais avec tous ces moyens de communication moderne (fessebouc, pouicteur, gogol+...), je suis un peu débordé. Sans oublier que j'ai eu le nez dans le guidon ces derniers mois, ce qui explique le silence glaçant du blog. Mais avec l'été qui se termine et Noël qui approche -ou l'inverse, on dirait du Daho- je retrouve un peu plus de temps libre et vais profiter de ce créneau pour enchaîner les mises à jour. Au menu : rappel des sorties et nouveau matos online.
Comme je ne vais pas vous faire le coup de vous envoyer une news à chaque update, je vous fais un gros résumé ici. De quoi piocher et attirer votre attention sur le point important : surveillez le blog ce mois de décembre, ça va pas mal bouger !

Alors, quoi de neuf au niveau des gammes, des jeux et du blog ?

- Brain Soda : celui qui va bientôt devenir le grand-père des jdrs français encore en activité s'est doté d'un nouveau rayon de vidéo club. Je veux évidemment parler de Redneck Soda, conçu par Jean-François "Tobormory" Pouquet et Laurent Devernay. Avec les enluminures du talentueux El Théo. De quoi envoyer vos teenagers au fin fond de la cambrousse américaine pour croiser des vieux momifiés et des amateurs de rempaillage. Le supplément est au même format que Peplum Soda, toujours édité par Oriflam, déjà dispo en boutique et sera suivi sous peu par... Kung Fu Soda ! Rien que pour incarner Bruce Le ou Bruce Li, ça vaut le coup !
Et pour fêter ça, un scénar gratos par Philippe Deniel sera mis en ligne sur le site dès la semaine prochaine. Avec un chat tueur. Mal fait. Forcément.

http://www.legrog.org/jeux/brain-soda/redneck-soda-fr

- La Brigade Chimérique : après l'écran, c'est un tout nouveau supplément de 120 pages qui est sorti chez Sans-Détour. Intitulé "Aux Confins du Merveilleux Scientifique", ce beau livre est bourré de matos et de très nombreuses illustrations signées Green Cat. Sous une couverture de Gess et de moi-même.
Un maximum de détail par ici : http://www.legrog.org/jeux/brigade-chimerique/confins-du-merveilleux-scientifique-fr

J'en profite pour vous rappeler également l'existence d'un webzine, "La Gazette du Surhomme", qui vous propose du matériel gratuit et fort joli pour le jeu. D'ailleurs, le n°2 ne devrait plus tarder. N'hésitez pas à le télécharger par là :

http://le-jdr.la-brigade-chimerique.fr/

- Z-Corps : le livre de base est épuisé mais va connaître une réédition, avec corrections incluses. En attendant, un tout nouveau supplément pointe son nez de zomb' cette semaine : UDOA (Undead On Arrival). Je reviendrai plus largement sur sa conception sur le blog, dans les jours qui viennent. Mais sachez qu'il fait évoluer la storyline dans une nouvelle direction, histoire d'offrir de nouvelles perspectives de jeu. Pour limite faire du jeu de zombies... sans zombies. Et c'est toujours chez le 7ème Cercle, illustré par Jérôme Huguenin.

- Sable Rouge : le jeu a subi de plein fouet les plannings encombrés et les soucis de vieillesse de votre serviteur. Mais il est temps de décongeler la bête et de remettre les pieds sur Nirgal. Histoire de commencer en douceur, un scénario joué au FIJ de Cannes 2011 sera mis en ligne dès cette fin de semaine.

- Humanydyne : idem avec l'arrivée d'un nouveau scénario d'ici Noël.

- Luchadores : c'est la nouvelle sortie de cette fin d'année, publiée par Pulp Fever, en partenariat avec Onyria. Des lutteurs masqués, de l'exotisme, des monstres aquatiques tentaculaires, des gadgets, des îles, des palmiers... 358 pages avec écran fourni ! J'ai posté un billet sur le sujet et encourage ceux que cela intéresse à précommander (déjà 35% du tirage réservé !).
Pour en savoir (beaucoup) plus :
http://www.subasylum.com/brainsalad/?p=874

- Les choses diverses : vous devriez me retrouver dans le tout nouveau nouveau nouveau Casus Belli, à paraître le 8 décembre (aux côtés de Jérôme Larré et Tristan Lhomme), mais également dans le prochain Di6dent avec un scénario Luchadores écrit en compagnie de Julien Heylbroeck. Mais également à la Foire au Boudin de Sodaville où je ferai le Père Noël (ou la Mère Noël, je ne suis pas encore décidé).

http://www.black-book-editions.fr/index.php?site_id=237

http://site.di6dent.fr/

Enfin, certains d'entre vous m'ont signalé des soucis de téléchargement, notamment sur les suppléments Brain Soda dispos sur le site( comme Atomic Monsters ou Scoobymovies). Ces liens sont normalement réparés mais n'hésitez pas à me signaler tout problème. Il semblerait également que le site de (feu) Phénix Editions soit tombé, je vais donc tenter de remettre la main sur le Coffret Echantillon d'Elfirie pour le mettre à diposition sur mon site.

Voilà, gardez un oeil sur le site d'ici le réveillon, il y a des choses à jouer et à découvrir.

Zibs

Willy Favre/Brain.Salad

http://www.subasylum.com/brainsalad/

BRUNO MAIORANA ET NOTRE VIEIL ONCLE DRACULA

SudOuest.fr
mercredi 30 novembre
 
SUD OUEST
 
 
06h00 | Mis à jour 09h12
Par Bertrand Ruiz
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Angoulême

Angoulême : Bruno Maïorana renoue avec le mythe du vampire en BD

Le dessinateur angoumoisin signe, avec Ayroles et Leprévost, le second volet de « D ».

 Bruno Maïorana avec le premier tome de « D ». Le second sort aujourd'hui.  PHOTO B. R.

Bruno Maïorana avec le premier tome de « D ». Le second sort aujourd'hui. PHOTO B. R.

Très attendu par les bédéphiles, le second volume de « D » sort en librairie aujourd'hui. D comme Dracula. Après avoir conté les aventures de la grenouille Garulfo (lire ci-contre), le trio constitué de Bruno Maïorana (dessin), Alain Ayroles (scénario) et Thierry Leprévost (couleurs) s'est en effet attaqué au mythe du vampire, par son versant le plus pertinent.
Sorti en janvier 2009, le premier volet installait l'intrigue dans la toute puissante Angleterre victorienne, à la manière du Dracula de Bram Stoker. Tout sauf un hasard. « C'est l'époque de la révolution industrielle, avec l'émergence du capitalisme, une forme de vampirisme moderne et mondial, où les puissants se nourrissent du travail des plus pauvres pour s'enrichir. L'Angleterre victorienne assume cette posture, sans aucune hypocrisie… Et avec Alain, on a voulu retranscrire la violence incroyable d'une société coincée, élégante d'apparence mais terriblement belliqueuse », raconte Bruno Maïorana.
Pourtant, « D » n'est ni une fable philosophique, ni un conte moral. La série reste avant tout une incroyable et trépidante aventure dans les pas du rugueux explorateur cartésien Richard Drake, lancé aux trousses d'un séduisant vampire dandy, Lord Faureston, pour les beaux yeux de Miss Catherine Lacombe.
Et puis, au fil du second volume, l'intrigue s'épaissit. Les personnages aussi. Certains se révèlent, d'autres font irruption avec fracas. Une mystérieuse Lady d'Angerès, sorte de Milady ténébreuse, affûte ses crocs. Et Richard Drake révèle sa part d'ombre. Du travail d'orfèvre signé Alain Ayroles, magnifiquement illustré par la patte nerveuse, précise, extrêmement documentée de Bruno Maïorana.
Caution vampirique
« Quand on a commencé à imaginer l'histoire, sur trois tomes, avec Alain en chef d'orchestre, on a aussi imaginé la dernière case du dernier tome. Jusque dans le texte de la bulle… Et le but, c'est de monter en puissance pour arriver sur la dernière révélation dans l'ultime case. On s'égare donc très peu en vérité », poursuit le dessinateur.
« Caution vampirique » du projet pour avoir bu la littérature et la production cinématographique sur le sujet, Maïorana rend grâce à l'intrigue mitonnée par son alter ego scénariste rencontré, en 1986, au concours d'entrée des Beaux-Arts d'Angoulême.
« Alain a réussi à insuffler un rythme qui me fait penser à la série « Les Soprano » : l'action paraît lente et, pourtant, on reste accroché au scénario parce que le rythme nous prend. Le surnaturel n'est pas omniprésent. Mais quand il apparaît, il n'en prend que plus de force. »
Brillante, référencée bien au-delà des classiques du genre, la série « D » a accroché son public dès le premier tome. Vingt mille exemplaires écoulés en six mois. Ce qui n'empêche pas son dessinateur d'être « mort de trouille » à l'heure de la sortie du second acte.
« Ça fait une semaine que j'observe l'album dans tous les sens », raconte le perfectionniste Maïorana : « Je sais que je suis assez infernal là-dessus. Je refais plusieurs fois chaque dessin, jusqu'à ce que je sois content. Et Alain est pareil. Chaque détail a été très réfléchi. »
Il faudra donc deux nouvelles et longues années à Bruno Maïorana pour achever le troisième tome et tourner définitivement la page des vampires. Pour aller où ? Le dessinateur confesse une faiblesse pour le « steampunk » (1) et avoue avoir « du mal à dessiner » l'après-1900. « Remarquez, avant Garulfo, je ne savais pas dessiner les animaux et le Moyen Âge ne me disait rien. Les univers m'intéressent à condition qu'il y ait une histoire qui me donne envie. Et ça, Alain sait faire. Il me connaît bien et je lui fais confiance à 100 %. »
(2) Genre littéraire de science-fiction, où les innovations technologiques marchent toutes à la vapeur.
Angoulême · Charente

mardi 29 novembre 2011

SERIES TV ET THEORIES DU COMPLOT




Une belle synthèse ici :


TV ET COMPLOT

EMMANUEL KREIS, ANTIJUDEO-MACONNISME ET OCCULTISME






J’ai le plaisir de vous annoncer que je soutiendrai ma thèse de doctorat, « Quis ut Deus? »

Antijudéomaçonnisme et occultisme sous la IIIe République, 

le vendredi 2 décembre
2011 à 14 h, au Centre Albert-Châtelet, 6, rue Jean-Calvin - 75005 Paris.


Quis ut Deus ?
Antijudéo-maçonnisme et occultisme en France sous la IIIe République
(résumé)

À la fin du Second Empire, un polémiste français, Henri-Roger Gougenot des Mousseaux,
dénonce pour la première fois dans un volumineux ouvrage la parenté entre les juifs, les
francs-maçons et les occultistes et leur soi-disant collusion pour détruire le monde
chrétien. Cet amalgame trouve progressivement sa place au sein de la littérature contre-
révolutionnaire et antimoderniste catholique.
Alors même que ces milieux catholiques ne semblent pas encore très bien savoir quoi faire
de cette « formule », qui demeure cantonnée à des œuvres théoriques et dont ils évaluent
encore les possibilités, elle leur est brutalement dérobée par des propagandistes aux
motivations idéologiques incertaines et dont la seule raison d’être est l’« antisémitisme
». Épuré de ses aspects religieux et de ses éléments les plus complexes – notamment de
ses considérations anti-occultistes –, l’amalgame devient, aux mains des antisémites, un
slogan, « francs-maçons et juifs », dont les termes ne tardent pas à s’inverser dans
l’unique vocable de « judéo-maçonnerie ». Cette diffusion de l’antijudéo-maçonnisme, sous
forme de propagande bon marché, ne marque pourtant pas la fin des recherches théoriques
et des études absconses, qui n’hésitent pas à s’aventurer sur le terrain de l’occultisme
et à se laisser aller à d’étonnantes rêveries.
La présente étude propose de retracer l’histoire de cette étrange littérature, de ses
tenants et des mouvements qui s’en réclament, de restituer les enjeux qui éclairent leurs
actions, de relier leurs itinéraires aux comportements collectifs de leur temps et de
mettre en lumière certains phénomènes historiques qui dépassent le cadre étroit des
milieux anti-occultistes et antijudéo-maçonniques.

Jury :
- M. Steven Englund
- M. Bertrand Joly
- M. Jean-Pierre Brach
- M. Jean-Pierre Laurant
- M. Émile Poulat
- M. Philippe Portier


Très cordialement,

Emmanuel Kreis

LES FRIANDISES DU CARDINAL : VISAGE VERT 19




Sortie du dernier numéro du "Visage vert", la grande revue de la littérature fantastique. Ce n° 19, toujours aussi intéressant, comprend deux nouvelles remarquables de "péril jaune", l'une de René  Thévenin et l'autre de Harry de Windt, et une excellente étude de Michel Meurger sur l'image des Asiatiques dans ces littératures du siècle dernier. Il y aussi une belle nouvelle fantastique de Rhoda Broughton et un conte très philosophique d'Ernst Raupach. Le numéro se clôt sur une nouvelle métapsychique de Théophile Bergerat qui est un pur chef d'oeuvre. Il faut aussi mentionner un article de François Ducos sur Jacques Leclerc, un illustrateur de belles couvertures populaire bien oublié aujourd'hui.
Une fois de plus, un numéro très réussi que l'on pourra se procurer à Sèvres le 10 décembre si l'on peut attendre jusque là :-)

Jean-Luc Rivera

LE JAMBON DE LA SEMOIS