Chez le Bibliothécaire

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mardi 30 décembre 2014

PATRICE ALLART DANS LA LETTRE DU CROCODILE

30 décembre 2014
Stephen King
Spectres, monstres & lovecrafteries. Stephen King, son œuvre et son univers de Patrice Allart, Editions L’œil du Sphinx.
L’œuvre prolifique de Stephen King nourrit l’imaginaire occidental à travers ses productions livresques et cinématographiques à succès. Patrice Allart dissèque littéralement et analyse cette œuvre référente dans le domaine de la littérature horrifique, influences, thèmes, constructions, développements, glissements…
Le succès vient très tôt chez Stephen King, quand son premier roman, Carrie, 1974, est adapté au cinéma par Brian de Palma. Le succès ne se démentira pas, l’auteur enchaînant les gros tirages et attirant pour adapter ses romans au cinéma des metteurs en scène de renom dont Stanley Kubrick et David Cronenberg. Mais ce succès tient au style et au genre de ses écrits davantage qu’aux adaptations cinématographiques. Au bout de près de soixante-dix romans en langue anglaise, la mise en perspective que nous propose Patrice Allart, révèle un vrai talent d’écriture.
L’axe choisi pour aborder l’œuvre est celui des influences, notamment lovecraftiennes, et de leurs métamorphoses en un univers profondément original. Le voyage chronologique dans l’œuvre écrite dans lequel nous plonge Patrice Allart met en évidence l’effet miroir sociétal de l’ensemble qui s’ajuste aux peurs contemporaines, non seulement les peurs circonstancielles mais celles, anciennes et inconscientes, qui nous habitent toujours, sous des vêtements renouvelés. Il y a donc de Lovecraft (et d’autres) à King, passation, transmission d’expressions archétypales sombres qui demeurent. Notamment, King ne cesse de se confronter au problème du Mal, le Mal cosmique, « Ça », le Mal comme principe, à sa fonction, à sa justification dans l’équilibre du monde ou des mondes, et à son actualisation fascinante dans le quotidien des êtres humains.
L’ouvrage, très complet, est rythmé par des entractes consacrés à Stephen King et le cinéma mais aussi Stephen King et la télévision. Patrice Allart repère les périodes dans l’écriture de l’auteur « Roi de l’horreur », les mutations, les changements de style et d’ambiances. Stephen King ne fait pas qu’exploiter des recettes, il innove, prend des risques littéraires, explore aussi l’écriture du genre, en détourne les stéréotypes et en repousse les limites.
Le lecteur, fan de Stephen King, goûtera sans aucun doute cette immersion dans une œuvre singulière, mais le lecteur occasionnel, ou le découvreur, appréciera également le panorama livré par Patrice Allart qui met en évidence les mécanismes de l’écriture en phase avec nos mécanismes de réponse émotionnelle.
Les Editions L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris, France.

samedi 27 décembre 2014

LA TANTINA, Limoux





11300 – La Tantina (11 place de la République, 11300 Limoux, tél 04 68 31 31 60). Belle adresse en plein cœur de la ville. 



Le restaurant est au premier étage et vous propose une foultitude de produits originaux : belle entrecôte Café de Paris, poitrine de cochon noir confite à l’ail, saucisse de veau au crumble de légumes, pressé de tête de porc en gelée.



 Quant aux desserts, mieux vaut éviter, ils sont gigantesques.


vendredi 26 décembre 2014

WANDA TORRES VOUS INVITE




Wanda Torres
et l'Espace A.C.I.
ont le plaisir de vous inviter à la clôture de l'exposition
Femme ou rêve : hommage pictural à Julia de Burgos
le mardi 30 décembre, à partir de 18h30.


Entrée libre.


Espace A.C.I.
3, Rue Niépce
75014 Paris


Métro Pernety, ligne 13
Bus 52 ou 62


Téléphone: 06-99-85-49-33
wanda-torres.com

lundi 22 décembre 2014

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE SECRET DE DIANA DANESTI, Tony Baillargeat

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Dracula ne cesse de faire couler des torrents d’hémoglobine en librairie, et dans ce tumultueux Fleuve Rouge, on trouve parfois de belles surprises. Tel est le cas de Le Secret de Diana Danesti de Tony Baillargeat (La Pierre Philosophale Éditions, 2015), présenté comme le premier tome des aventures d’Arthur Brenac. Le dit Brenac, jeune dilettante fortuné aux origines mystérieuses, vit dans un magnifique appartement-musée dissimulé dans un hôtel décrépi près du Père-Lachaise. Et lors d’une ballade dans le cimetière, il vole au secours d’une jeune roumaine qui se fait agresser, rejoint par un autre promeneur qui va devenir son ami, Pierre Laroche. S’en suit une course poursuite qui va conduire nos deux compères dans l’Indre et le Morvan et percer l’identité de l’inconnue, Diana Danesti. Des deux inconnues devrais-je dire, car Diana a un double, émanation des forces du mal issue de la famille de Vlad l’Empaleur. Le récit est à la fois violent et métaphysique, nous faisant plonger dans les Arcanes de l’histoire roumaine pour rejoindre l’éternelle lutte des forces du bien et de celles du mal. Le tout émaillé de clins d’œil littéraires (Clovis Dardentor, le Château des Carpates, Anna de Noailles etc) et ésotériques, sur fond d’eschatologie et de Roi Perdu. Je ne donnerai évidemment pas le dénouement, mais il s’agit bien sûr de retrouver la dépouille mort-vivante de notre excellent Dracula, attendant patiemment son heure dans une crypte du Père-Lachaise.
On attend avec d’autant plus d’intérêt la suite des aventures d’Arthur Brenac qu’il nous est susurré en dernière page qu’elle aurait pour thème nos chers Bergers d’Arcadie.

Deux remarques encore :
-       La construction de ce livre n’est pas sans me rappeler les deux thrillers de Rémi Boyer (Noces de sang à Bucarest & Saudade Sombre pour le Roi Caché), dans la mesure où l’inspiration ésotérique n’est pas plaquée comme souvent sur l’action, mais fait partie intégrante de celle-ci.
-       Il s’agit (à ma connaissance) du second ouvrage dans lequel on retrouve la dépouille de Dracula en France.  Le précédent est le magistral roman d’Elisabeth Kostova, L’Historienne et Drakula, qui repose sur une documentation historique époustouflante.

mardi 16 décembre 2014

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : DRACULA UNTOLD





C’est vrai que j’attendais avec impatience la sortie de Dracula Untold (film fantastique américain réalisé par Gary Shore, sorti en 2014). La déception a été à la mesure de mon attente. Je pensais enfin découvrir une production retraçant la véritable histoire de Vlad Tepes. Mais celle-ci n’est que le prétexte à nouveau film d’horreur totalement invraisemblable. Certes, le héros valaque est bien aux commandes pour lutter contre l’envahisseur ottoman et le sultan Mehmet II qui veut lui enlever son fils. Mais pour résister, il fera appel à une créature obscure avec laquelle il passera un accord faustien : il acquerra la force de 100 hommes, la rapidité d’une étoile filante et les pouvoirs nécessaires pour anéantir ses ennemis, en l’échange de quoi, il sera accablé d’une insatiable soif de sang humain. S’il parvient à y résister pendant trois jours, Vlad redeviendra lui-même, et sera à même de continuer à protéger et gouverner son peuple, mais s’il cède à la tentation, il entrera le monde des ténèbres pour le restant de ses jours, condamné à se nourrir de sang humain et à perdre et détruire tout ceux qui lui sont chers.
On devine la suite. On n’évitera pas cette scène grandiose où Vlad décimera seul l’armée ottomane avec élégance, l’acteur incarnant le Prince (Luke Evans) semblant plus issu d’une publicité pour Dior pour homme ou Bleu de Chanel que d’un tombeau humide ! Il n’est pas facile, il est vrai, d’essayer d’expliquer comment le personnage historique se serait transformé en créature de légende ! D’autant plus que Bram Stoker, dans son livre culte, ne donne pas de véritable piste ! Le chaînon manquant reste à trouver !

CHARBON ROUGE, Paris





08 – Charbon Rouge (25 rue Marbeuf, 75008 Paris, tél 01 40 70 99, www.charbonrouge.com). Le décor est très cosy, les serveuses sont charmantes, et la viande exceptionnelle. Nous sommes ici dans le temple du bœuf, sous toutes ses formes et de toutes origines. 



Le Black Angus d’Argentine vous sera servi en entrecôte, filet, hampe ou onglet, avec d’excellents sauces (celle aux herbes est somptueuse) et de belles frites de patates douces. Si votre carte de crédit peut tenir le coup, essayez le bœuf de Kobé (Wagyu), simplement indescriptible. 



Et en entrée, vous craquerez certainement pour un immense os à moelle, un goûteux ceviche ou un croustillant de riz de veau. Pour clôturer cette dégustation fabuleuse, le baba au rhum à l’ancienne vous attendra patiemment !


vendredi 12 décembre 2014

NOSTRADAMUS A L'ODS



 
Nostradamus, la vie et l’œuvre
Jean-Charles Pichon
Le premier volume, une vie de Michel de Nostredame, daté de 1958, se signale par une exactitude rigoureuse et une redécouverte du mythe vécu par le héros, qui lui donne une épaisseur humaine. La seconde partie, datée de 1971, Nostradamus en clair, se présente comme l’éclaircissement des Centuries appuyé sur la traduction de l’ensemble de l’œuvre. Un troisième texte en postface, daté de mai 2000, entreprend l’analyse technique du phénomène de la prophétie. Il ne s’agit plus de la traduction souvent confuse de quelques dizaines de quatrains, sous la lumière artificielle des évènements vécus, mais de l’ensemble de l’œuvre : plus de 900quatrains qui contiennent vingt siècles, et dont il faut préciser qu’ils sont ceux d’un grand poète. Ce troisième texte situe Michel de Nostredame entre les grands techniciens des cycles du temps.
2 volumes. Format: 13,5 x 21.
Broché sous emboîtage. 168 et 372 p., 28,20 €
ISBN: 2-84608-031-3

MONUMENTS MEGALITHIQUES DU MONDE ENTIER, James Fergusson



 Une reprise ODS :

Les Monuments mégalithiques du monde entier
James Ferguson (1878).
Traduit de l’anglais par l’abbé Hamard
Ce livre qui a servi de référence pour tous les livres consacrés aux mégalithes, et qui a souvent été utilisé sans être cité propose pour la première fois une véritable étude sur les pierres levées au niveau mondial, à la fin du XIXe siècle.
« Quoi qu'il en puisse être, du reste, ce livre a du moins le mérite de rechercher sincèrement la vérité dans la question discutée de l'âge et de l'usage des monuments en pierre brute. Ce qui ressort le plus clairement de son argumentation, c'est que l'architecture mégalithique est un style au même titre que l'architecture gothique, grecque, égyptienne, bouddhiste ou autre. Elle a eu un commencement, un milieu et une fin, et bien que nous ne puissions aujourd'hui encore retracer la série dans tous ses détails, un fait du moins semble certain ; c'est qu'il n'y a point là d'hiatus considérable, qu'une partie n'est point préhistorique alors que l'autre appartiendrait aux temps historiques. Tous ces monuments remontent à l'une ou à l'autre de ces deux époques : ou bien ils sont les temples d'une race si ancienne qu'elle a complètement disparu de la mémoire des hommes, ou bien ils sont les monuments funéraires d'un peuple qui a vécu dans un temps assez rapproché pour que son histoire puisse être aisément retrouvée. Si l'on adopte cette dernière manière de voir, tous les faits connus s'expliquent si parfaitement qu'il n'est guère douteux qu'elle ne soit la seule vraie et qu'elle ne vienne à être universellement admise.» (James Ferguson).
Titre original : Les Monuments mégalithique pour tous pays, Leur âge & leur destination, avec une carte et 230 gravures - traduit par l'abbé Hamard, éd. Haton, 1878.
Ouvrage de référence, la synthèse de Ferguson dépasse largement l’Europe occidentale et traite de l’Afrique du Nord, l’Asie, l’Amérique. La réédition reste fidèle à l’original et reproduit les 230 dessins et plans de l’auteur qui sont autant de documents scientifiques d’un patrimoine aujourd’hui partiellement disparu.
Format : 16,5 x 24 cm, 496 p, 24 € plus 4,20 de frais de port.
ISBN: 978-2-846-08243-3

NOUVEL EON 2015 DE L'ODS


On vient à pied, en mammouth ou en drone, on emmène les filles de sa concierge ou son pâtre grec, on emporte un tupperware pour rapporter les restes aux pauvres de son quartier, mais on s'inscrit rapidement pour cette soirée traditionnelle de l'ODS.

Banzai !

TOUT SUR LE MASQUE DE FER


SHERLOCK A PARIS


samedi 6 décembre 2014

SAUDADE SOMBRE POUR LE ROI CACHÉ, Rémi Boyer

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Pour commander :

Boutique ODS


 Les Éditions de l'OEIL DU SPHINX ont le plaisir de vous annoncer la sortie du nouveau roman de Rémi Boyer :

Lisbonne n’en finit pas d’inspirer les écrivains et d’initier ses propres mystères. Ainsi, après Pierre Kast qui, dans les années 1970, avait installé les héros de son roman, Les vampires de l’Alfama, au cœur de la capitale portugaise, après Antonio Tabucchi et son nostalgique et prenant Requiem qui nous y entraînait à la rencontre de ses fantômes, et à la suite de nombre d’autres romanciers pris au piège de la saudade lisboète, c’est au tour de Rémi Boyer de nous régaler d’une aventure haute en couleurs dans les ruelles de la ville blanche avec ce polar fantastico-mystique au titre mystérieux : Saudade sombre pour le Roi Caché.
Poursuivant le périple entamé avec son précédent roman, Noces de sang à Bucarest, qui, comme son titre l’indique, se déroulait en Roumanie, et principalement dans sa capitale et ses alentours, cette fois-ci, Rémi Boyer nous entraîne à « Lisboà » et dans ses régions périphériques, notamment à Sintra ; mais il nous emporte également vers son pendant outre-Atlantique, à Brasilia, ville-vaisseau extra-terrestre arrimée dans l’attente de l’avènement d’une nouvelle humanité…Nous y retrouvons les héros de son premier opus, Max, l’aventurier ésotérique, et ses amantes et accortes sorcières, Maude et Silvia. Tout un monde fait de complots, de poursuites, d’espionnite aigüe et d’arcanes secrètes à vous faire battre le cœur de lignes en lignes, de chapitres en chapitres, jusqu’à l’ultime page du récit.
Entre résurgence du Cinquième Empire, Grands Maîtres de l’Eau, Cercle du Roi Jean et autres sociétés secrètes, Rémi Boyer dresse ici, à grands traits efficaces, une intrigue mêlant allégrement la mystique sébastianiste, la philosophie occulte, les manigances politico-policières, dans des arcanes maçonniques et magiques, et le plus pur polar aux relents des années cinquante (on pense au Lemmy Caution d’Alphaville, à SAS 117, à James Bond, tous ces super-héros sans peur et sans reproche aux failles tellement humaines). Portés tour à tour par le désir sensuel et un érotisme musclé, la volonté farouche d’en découdre avec l’ennemi (d’obscures factions fascistes et plus encore), l’élévation philosophique, et les tantras occultes, ses héros n’ont de cesse de se montrer plus grands qu’ils ne sont, plus invincibles qu’ils ne peuvent l’être, plus parfaits qu’on ne saurait l’imaginer. Animés des meilleures intentions (sauver le monde de l’obscurantisme et d’une civilisation cyber-extraterrestre) et désireux de s’élever en permanence vers le bien, ils n’oublient pas au passage de sacrifier quelques « affreux » par de redoutables techniques de self-control qu’ils sont les seuls à savoir appréhender et manipuler. Humains ou post-humains, ils sont déjà dans une autre dimension que la nôtre, en équilibre entre ordre et désordre, pouvoirs supranaturels et condition trop humaine.
Ce roman, habile mélange de science-fiction, de philosophie tantrique, d’espionnage, de symbolique lusitanienne et de politiquement incorrect, comporte tous les ingrédients pour séduire le lecteur le plus difficile. A sa façon, Rémi Boyer renouvelle le genre du polar et de la science-fiction en faisant s’interpénétrer les deux univers au point de créer à lui tout seul une nouvelle branche, « le pol.sf », mystique et philosophique  de surcroit !
Une belle découverte pour meubler quelques nuits blanches aux couleurs de Lisbonne…et en espérant une suite prochaine à cette saga palpitante qu’on espère longue et prospère, et qui plus est, non dénuée d’humour.
 Alain Pozzuoli