Chez le Bibliothécaire

Chez le Bibliothécaire
Bienvenue

lundi 29 février 2016

ALET LES BAINS PREPARE SES REMPARTS




ANIM’ALET et la Municipalité d’Alet les Bains
organisent une réunion publique
le vendredi 18 mars 2016
à partir de 18h30
SALLE DES FETES d’ALET LES BAINS



FETE DES REMPARTS LE DIMANCHE 3 JUILLET 2016 – ALET LES BAINS

Présentation définitive des animations et localisations de celles-ci.
Maquette des banderoles, des fanions.
Visualisation du programme, de l’affiche, du flyer et des timbres postes.
Mise en place des ateliers : décoration du village,  construction des échoppes.
Inscriptions auprès d’Anim’Alet  06 25 22 42 86 ou au point accueil abbaye pour :
le défilé costumé, participer à la mise en place de la fête et aider ce jour là.
Informations sur les costumes et attributions de ceux-ci.
Point sur le chantier de restauration du patrimoine bâti.
Ouverture de la  billetterie : banquet spectacle /Son et Lumière/ groupe OC – Abbaye ALET

Cette réunion sera suivie d’une collation





LES DINOSAURES REVIENNENT A ESPERAZA LES 2 et 3 JUILLET PROCHAIN


La seconde édition du Dinoblog aura lieu à Espéraza les 2 et 3 juillet prochain. On se renseigne et on s'inscrit ici :

Dinoblog

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : SOURD, MUET ET AVEUGLE, Eddy C. Martin




Sourd, Muet et Aveugle (1922, une révision pour Eddy C. Martin, Deaf, Dumb and Blind in Weird Tales 1924). Une histoire bien ficelée qui met en scène le poète Robert Blake, rentré de la guerre avec des infirmités qui le coupent du monde extérieur. Il vit dans un grand manoir à Fenham, la maison dite Tanner. Une maison au lourd passé : un Tanner périt brûlé à Salem à l’issue d’un procès de sorcellerie ; quant au vieux Simeon qui avait muré les fenêtres de la demeure, il se consacrait à des recherches bizarres aux dires de son entourage ; on le retrouva mort en 1819, avec deux protubérances osseuses sur le front. En 1924, Dobbs, le garde-malade de Blake, s’enfuit de la maison en hurlant. Le Dr Morehouse pénètrera dans le manoir et constatera le décès de Blake, les yeux révulsés de terreur. Il était devant sa machine à écrire dont le médecin ramassera les derniers feuillets. Et de découvrir que le défunt venait d’être la victime d’une étrange possession rythmée de bruits terrifiants, de chants impies et dont le point d’orgue sera une présence qui s’approche insidieusement. Le dernier paragraphe du texte de Blake semble ne pas être de lui : La fin ! Non ! Ce n’est que le bienheureux commencement. Le cadavre possédait également deux protubérances osseuses sur le front.
Le Dr Morehouse rachètera la maison qu’il fera détruire.

dimanche 28 février 2016

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE NECROPHILE, Eddy C. Martin





Le Nécrophile (1922, une révision pour Eddy C. Martin, The Loved Dead, in Weird Tales 1924). Une révision qui a dû être effectuée alors que Lovecraft travaillait sur Le Molosse dont la thématique est très proche. Un beau texte de poésie noire qui n’est pas sans rappeler celle des Fleurs du Mal. Il sera du reste repéré par les autorités qui protesteront contre ce genre de publication ce qui conduira l’éditeur à mettre Lovecraft « sous surveillance ». Il s’agit de l’histoire d’un jeune homme vivant en reclus chez ses parents à Fenham, ne s’intéressant à rien et plongé dans une lourde apathie. Jusqu’au jour où son grand-père décède et que l’enterrement de ce dernier lui apporte la révélation : une fascination morbide pour les cadavres, une passion dévorante pour les cimetières, une intoxication méphitique aux parfums des « ailes de la mort ». Ces mêmes délices seront à nouveau dégustés lors de l’inhumation de ses parents, puis ce sera le grand saut : travailler aux Pompes Funèbres. Pour assurer l’approvisionnement, il se transformera la nuit en sérial killer, mais se fera renvoyer de son emploi, son patron l’ayant retrouvé au petit matin enlacé avec un cadavre encore tout chaud. Il se fera affecter dans une morgue militaire lors de la Grande Guerre, et, de retour au pays, reprendra ses méfaits. Traqué finalement par la police, il se suicidera en s’ouvrant les veines.

LES CATHARES AUX DUCS DE JOYEUSE, Couiza




Notre association pour la création d’une FONDATION CATHARE en OCCITANIE poursuit son cheminement
Notre pèlerin itinérant nous amènera le 25 MARS prochain sur les traces des CATHARES autour d’une conférencière et membre de notre bureau….l’excellente ANNIE LACOMBE, puriste et attachée à cette histoire qui est aussi l’identité de notre beau territoire……nous l’accompagnerons au cœur du CHATEAU DES DUCS de JOYEUSE à COUIZA à partir de 18 H 30….Nous replongerons dans cette histoire prenante et exigeante……….Une maquette décrivant la vie médiévale au temps des bonshommes d’antan nous emportera quant à elle dans ce pays des parfaits …qui ont profondément marqué la culture du MIDI !
Pour clôturer ce joli moment, ceux qui le désirent peuvent réserver un repas convivial qui sera servi dans le restaurant du Château, le prix est d'un montant fixe de 25€. Vous pouvez réserver auprès du Château ou auprès de notre Fondation.

Soyez nombreux à vous inscrire, le passé vous semblera tellement proche

samedi 27 février 2016

DINER 118, Rouffiac (Aude)





11250 – Diner 118 (4 chemin de la Plaine, 11250 Rouffiac, tél 04 68268706). Léon tenait ici un routier sympa. Il a cédé la place à son fils qui a transformé les lieux en restaurant américain, avec néons colorés, juke box, pompe à bière (Bud !), vieilles affiches et deux TV qui passent en boucle des actualités des sixtiees. On n’a pas besoin de fermer les yeux ; on est perdu le long d’une nationale américaine dans un lounge couleur locale. On y dégustera des hamburgers monstrueux, des steaks particulièrement épais, du chili con carne bien épicé, de redoutables cheese cake. 



Le samedi, la carte s’enrichira de beef pies et de ribs. L’endroit est du reste très animé le week end : club de motards, club de voitures à l’ancienne…. Et il n’est pas rare de voir sur le parking quelques trucks de légende.
A découvrir absolument.


LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LA MORT AILEE, Hazel Heald





La mort ailée (1932, une révision pour Hazel Heald, in Weird Tales 1934). Lovecraft admettra, dans sa correspondance, être l’auteur de ce texte à 90, 95%. Et c’est un très bon texte. Il s’agit du journal du Dr Thomas Slauenwitt, spécialiste en médecine tropicale en poste en Afrique du Sud. Un médecin réputé et promis aux plus belles distinctions académiques pour ses recherches sur la fièvre récurrente. Sa réputation sera cependant sapée par son collègue et ami, le Dr Henry Moore, travaillant sur le même sujet et laissant entendre que c’est lui qui a trouvé le remède. Il est du reste l’auteur du très respecté Diptères d’Afrique Centrale et du Sud. Furieux, le Dr Slauenwitt décide de se venger en envoyant à son collègue, de façon anonyme, un lot de mouches particulièrement dangereuses. Celles-ci tuent à petit feu les personnes qu’elles ont piqué. Les indigènes sont de surcroît persuadés qu’elles absorbent l’âme du défunt. Le plan fonctionne parfaitement et, à titre de sécurité, le meurtrier quitte son poste dans la brousse pour s’installer à Johannesburg sous une autre identité. Mais il est poursuivi par une mouche maléfique qui tourne autour du livre de Moore et inscrit des chiffres sur le plafond. Une sorte de compte à rebours. Il succombera à une piqûre et la police et les médecins qui découvriront son corps trouveront dans sa chambre un encrier, une mouche et un message de terreur écrit sur le plafond.
A noter que Lovecraft ne pourra pas s’empêcher de signer ce texte par quelques allusions à Cthulhu et Tsadogwa.

LES POETES DE CERET


vendredi 26 février 2016

HANG'ART à Villasavary


LAURENCE CHARRIER à SAINT HILAIRE


LA PORTE SAINT JEAN, La Souterraine





23300 – A la Porte Saint Jean (2 rue des Bains, 23300 La Souterraine, té 05 55 63 90 00). Une adresse très fréquentée par les VRP et autres voyageurs, souvent bondée à midi. C’est vrai que la table est bonne et s’écarte des sentiers habituels de ce genre d’établissement. Ici, on aura droit à une pierrade bœuf et veau, ou à un magnifique ris de veau braisé aux morilles. Et les vrais connaisseurs opteront pour le jambon à l’os chaud, recouvert d’une délicieuse sauce aurore. Le plat fétiche de ma grand-mère !

TEMPLIERS & FRANCS-MAÇONS à Paris


jeudi 25 février 2016

LES CHRONIQUES d'EL BIB : L'HOMME DE PIERRE, Hazel Head





L’Homme de Pierre (1932, une révision pour Hazel Heald, in Wonder Stories 1932). Hazel Heald avouera dans une lettre à August Derleth avoir recommencé un nombre incalculable de fois sa nouvelle sur les conseils de Lovecraft. Ce qui fait dire à S.T. Joshi qu’il s’agit d’une nouvelle pratiquement écrite par notre auteur qui de surcroît y a ajouté plusieurs éléments de sa propre mythologie (notamment Le Livre d’Eibon). Et le résultat est tout à fait convainquant.  Il s’agit du récit de deux jeunes gens, passionnés par les sculptures anciennes qui vont se mettre à la recherche de mystérieuses statues dans la région des Adirondacks. Renseignés par Henry Jackson, un indigène de Mountain Top, ils seront mis sur la piste d’une grotte où gisent un chien et un homme pétrifiés. Ils apprendront également le passage dans la région du célèbre sculpteur Arthur Wheeler qui s’était installé provisoirement dans la tanière de Dan le Fou pour travailler. Et de découvrir le chien à l’entrée de la grotte et un homme pétrifié qu’ils reconnaîtront immédiatement comme étant le cadavre « en pierre » du dit Wheeler.
Poursuivant leur enquête, ils se rendront dans la maison de Dan où gît ce dernier ainsi que son épouse, tous deux également empierrés. Ben Hayden, l’un des deux acolytes, mettra la main sur le cahier journal du propriétaire. On y apprendra que Dan était un sorcier noir, de la lignée de Nicholas Van Kauran qui avait passé un pacte avec l’Homme noir et qui travaillait sur le Livre d’Eibon, transmis de génération en génération. On y apprendra également que Dan était fou de jalousie, son locataire Wheeler s’intéressant de trop près à son épouse. Pour se venger, il utilisera la formule de pétrification proposée dans le grimoire, et après avoir liquidé le sculpteur, commencera à empoisonner sa femme. Cette dernière, dans un dernier sursaut, parviendra à inoculer le poison à son mari.



° Livre :
Le Livre d'Eibon ou Liber Ivonis a été inventé par Clark Ashton Smith dans la nouvelle Ubbo-Sathla (1933), et a été repris par la suite par Lovecraft. Il est censé avoir été écrit par un sorcier d'Hyperborée, et s'être transmis au fil des siècles parmi les sorciers. Smith mentionne une traduction française médiévale dérivée d'une version grecque, mais on ne peut remonter au-delà. Il en existe également des traductions en anglais et en latin (le Liber Ivonis).Dans la nouvelle, Lovecraft donne certaines précisions sur les sorts proposés dans le livre :
-       La pourriture verte
-       L’émanation de Yoth (mais cela suppose le sacrifice d’un enfant).
-       La pétrification ou injection de la maladie de l’homme de pierre. Il s’agit plus d’une fabrication chimique que d’un véritable sort magique.

° La maladie de l’homme de pierre :
La fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP), plus connue sous le nom de « maladie de l’homme de pierre » est une maladie génétique rare qui touche une personne sur deux millions dans le monde. Elle transforme progressivement les muscles et les tendons du corps en os.
Décrite pour la première fois au XVIIe siècle, la fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP) se caractérise par une ossification progressive des muscles squelettiques et tendons les rattachant aux os, le plus souvent précédée de poussées inflammatoires. Mieux connue sous le nom de « maladie de l’homme de pierre », elle peut être décelée dès la naissance dans le cas de malformation du gros orteil qui est plus petit et courbé. On assiste ensuite à la transformation des muscles squelettiques, des tendons et des ligaments en os hétérotopique qui rend progressivement tout mouvement impossible. Cependant, cette maladie n’est pas mortelle puisque les muscles de la langue, du pharynx, du diaphragme, des sphincters et le cœur ne sont pas touchés. Malheureusement, l’espérance de vie moyenne des personnes atteintes de la FOP ne dépasse par les 40 ans.
En 2006, des chercheurs ont identifié le gène responsable de la maladie de l’homme de pierre. C’est la mutation du gène ACVR1 qui code pour le récepteur au BMP (Bone Morphogenetic Protein), une protéine qui induit la formation des os et du cartilage, qui entraîne un surproduction de BPM dans la cellule. Ainsi, les cellules musculaires deviendront cartilagineuses avant de se transformer irrémédiablement en cellules osseuses.
Actuellement, les spécialistes sont impuissants face à l’évolution de cette pathologie. Il faut en particulier éviter les traumatismes, même minimes du muscle, qui favorisent les poussées. Des chercheurs de la société de biopharmaceutique Regeneron Pharmaceuticals, basée aux États-Unis viennent de développer un anticorps qui serait capable de stopper l’excès de protéines BMP. Testé sur des souris, le traitement bloque l’activine A et empêche le gène de fonctionner. « L’anticorps a été efficace chez la souris jusqu’à six semaines, sans effet secondaire manifeste. Bien sûr, il reste à vérifier qu’elle est aussi efficace chez l’homme », commentent les chercheurs.
À l’heure actuelle, le seul traitement existant est un stéroïde qui permet de limiter les douleurs inflammatoires.

mercredi 24 février 2016

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : QUATRE HEURES, Sonia Greene





Quatre heures (1924, une révision pour Sonia Greene, in Something about cats and other pieces, Arkham House, 1949). Lovecraft n’a fait manifestement que des corrections mineures sur ce texte ultra-court qui ne présente aucun intérêt. La narratrice observe de sa fenêtre le cimetière qui est en face de chez elle. Il est deux heures du matin. Elle sait que « la Chose » va venir à quatre heures…. Et elle viendra. Il n’est pas étonnant que ce texte n’ai pas été rapidement publié et qu’il faudra attendre que l’anthologiste August Derleth le récupère ultérieurement.

mardi 23 février 2016

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE MONSTRE INVISIBLE, Sonia Greene

-->




Le Monstre Invisible (également connue sous le titre Horreur à Martin Beach ; une révision pour Sonia Greene, in Weird Tales 1923). Une nouvelle bien ficelée dans laquelle on sent la patte de HPL avec son dosage inimitable de la « montée de l’horreur ».  Nous sommes à Martin Beach, petite cité balnéaire et port de pêche. Le bateau du Capitaine James P. Orne va remonter, dans les filets de son bateau, l’Alma, une étrange créature :
L'objet avait quelque cinquante pieds de long, il était d'une forme approximativement cylindrique, et son diamètre était d'environ dix pieds. Il n'y avait pas moyen de se tromper : ses caractères essentiels le désignaient comme un poisson à branchies ; mais avec certaines variantes curieuses, telles que la présence de pattes de devant rudimentaires et de pieds à six doigts à la place des nageoires pectorales, qui provoquaient les spéculations les plus étendues. Son extraordinaire gueule, sa peau épaisse couverte d'écailles, son œil unique, profondément enfoncé, étaient des merveilles à peine moins remarquables que ses dimensions colossales…
Lovecraft n’identifie pas la créature, qualifiée de juvénile, mais on retrouve bien ici sa fascination pour les monstres marins et les entités « cylindriques ». Le Capitaine, bon commerçant, fera visiter sa prise aux curieux et aux érudits, moyennant finances. Mais son navire fera naufrage avec sa proie sans laisser aucune trace. Puis, lors d’une nuit de tempête en août 1922, les résidents de l’auberge de la plage, le  Wavecrest Inn, entendront des cris affreux venant de la mer. Croyant à une noyade, une corde sera lancée par une équipe de sauveteurs et de bénévoles. Mais la prise est trop puissante, et malgré l’assistance de nouveaux bénévoles, il s’avère impossible de la tracter. Pire, les participants à l’opération ne peuvent plus ôter les mains du filin et sont rapidement entraînés vers le large. Après un dernier orage d’une violence inouïe, la mer retrouvera son calme et sa sérénité.


dimanche 21 février 2016

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : GENESE D'UNE MYSTIFICATION, August Derleth

-->



Genèse d’une mystification, August Derleth (1965, in The Dark Brotherhood and other pieces, repris dans le Cahier de l’Herne no 12, 1969). 


Un petit texte à relire par ceux qui croient dur comme fer à l’existence du Necronomicon. L’auteur montre comment Lovecraft s’est pris au jeu de sa propre création, de façon jubilatoire en encourageant ses amis à utiliser l’ouvrage dans leurs propres créations. Il montre bien comment toutes les tentatives post-lovecraftennes pour mettre du contenu au livre maudit se sont traduites par un gros flop : ils consistaient pour leur plus grande partie en une compilation des incantations et des formules magiques du même genre que l’on trouve donc tous les ouvrages allant du Malleus Malificarum au Septième Livre de Moïse, sauf en ce qui concerne les noms empruntés au Mythe de Cthulhu dont ils sont parsemés. L’auteur termine son étude par une intéressante comparaison entre la légende du Necronomicon et celle des archers dans la nouvelle d’Arthur Machen.

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE TERRIBLE VIEIL HOMME, Lovecraft




Le Terrible Vieil Homme (1920, in Weird Tales 1926) introduit un personnage que nous retrouverons dans une nouvelle de 1926, l’Étrange Maison Haute dans la Brume. Nous sommes dans la cité côtière de Kingsport où réside, dans une maison délabrée un inquiétant personnage. On raconte qu’il fut Capitaine au long cours et qu’il a amassé une fortune considérable, si l’on en juge par les pièces d’or fort anciennes qu’il utilise pour faire ses courses. Il vit seul dans une masure recouverte de pierres colorées et passe son temps à suspendre des petits morceaux de plombs dans des bouteilles, auxquels il parle… et qui semblent lui répondre. Trois malfrats de passage se mettent en tête de mettre la main sur son magot. On les retrouvera affreusement déchiquetés.
Des faits banals peuvent prendre une importance démesurée dans les petites villes. Durant tout le printemps et l’été suivant, Kingsport résonna de rumeurs au sujet des trois corps que la mer avaient rejeté : ils étaient totalement défigurés, le corps marqué d’innombrables coupures et de coups de talons. Certaines personnes allèrent jusqu’à évoquer des âneries telles que cette camionnette vide trouvée à Ship Street ou les cris affreux – poussés sans aucun doute par quelque animal ou un oiseau migrateur – que des noctambules avaient entendu un soir. Mais ces rumeurs idiotes n’intéressaient pas le moins du monde le Terrible Vieil Homme. Il avait toujours été réservé et l’âge rend plus taciturne encore. Ce vénérable marin avait dû être témoin d’événements bien plus étonnants dans les jours lointains de sa jeunesse perdue.

AU BOEUF GOURMAND, Blois


 
 
Le Bœuf Gourmand (18, place de la République, 41000, Blois, France +33(0)254 78040). Agréablement situé dur la place de la Halle aux Grains, cet établissement chaleureux vous séduira par son accueil sympathique et sa carte pleine de surprises. Essayez sa trilogie de tartares (classique, italien et poêlé), une merveille ! Vous pouvez également opter pour da cassollette de rognons à la moutarde à l’ancienne ou, en saison, pour son pavé de biches aux airelles qui n’endommagera pas votre dentier. A découvrir !

samedi 20 février 2016

LE MOULIN, Vendôme





Le Moulin (21-23 Rue du Change, 41100 Vendôme, tél 02 54 67 13 51) Ici vous dégusterez dans un vrai moulin, avec sa roue à aube et le Loir qui coule à vos pieds. La table est magnifique. Si vous débutez par la salade de ris de veau, vous démarrerez avec un handicap certain : 4 larges tranches de ce mets délicat qui recouvrent entièrement la dite salade. Vous pourrez ensuite vous laisser tenter par une tête de veau pantagruélique. Heureusement que les sorbets sont généreusement arrosés pour tasser le tout !


LE FLAMBOIRE, Paris 9 ème





09 – Le Flamboire (54 Rue Blanche, 75009 Paris, Téléphone : 06 95 01 77 38). Un endroit exceptionnel où il fait bon se restaurer autour de la cheminée grill devant laquelle opère le patron. Ici, c’est le royaume du bœuf dans tous ses états, et plus particulièrement de la côte. Le choix est ahurissant : toutes les races françaises répondent à l’appel et quelques belles estrangères comme le black angus se faufilent dans le lot. 



On vous présentera la bestiole avant de la griller et de vous la servir avec un large choix de sauces (morilles, cèpes) et de légumes. Un must ! 



A noter également pour les amateurs un bel échantillon de whyskies, et notamment un fameux japonais.

CHACUN FAIT, Paris 19 ème




19 – Chacun Fait (09 50 05 94 80). Et un nouveau changement de nom et d’équipe. Cette sympathique adresse est désormais tenue par deux (charmantes) jeunes femmes et le chef a fait ses classes dans les plus grands restaurants de Paris. Que de belles surprises : tartare de harengs aux radis rouges, fricassée de sardines aux vinaigres exotiques, travers de porc déstructuré, bœuf wyagu (mais oui !). Les plaisirs d’une grande table pour 14 € le midi et 20  € le soir. Qui dit mieux ?

ex Le Mustang (angle des rues de la Villette et Fessart, 75019 Paris, tél  09 51 24 20 97). J’ai souvent fréquenté ce restaurant, situé au pied de la Grande Loge, à l’époque où il était spécialisé dans la cuisine yougoslave. Il est devenu ensuite un bistrot glauque avant d’être repris par une jeune équipe imaginative. Beau bar, style branché, et fréquentation très intellectuelle ; nombreux sont les jeunes bardés de tablettes ou notebooks qui viennent passer des heures à lire ou à écrire devant un café ou un thé à la menthe. Car la couleur est ici orientale, mais la touche reste discrète et les plats infidèles sont nombreux. Sympathique menu du jour à petit prix ; c’est très frais et toujours varié : jambon braisé, magnifique faux filet au poivre, osso bucco ou andouillette à la ficelle. …. Quant à la carte, elle regorge de surprises sympathiques comme cet excellent jarret braisé à l’os. Accueil cordial, et si vous fréquentez régulièrement l’établissement, on ne vous laissera pas partir sans vous offrir un calva (bien tassé !). Bref, un endroit où il fait bon se restaurer en prenant son temps.

vendredi 19 février 2016

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : L'IMAGE DANS LA MAISON DESERTE, Lovecraft





L’Image dans la Maison déserte (1920, in Weird Tales 1924)). Une coute nouvelle, culte pour les afficionados car elle est la première à évoquer la ville d’Arkham et la vallée du Miskatonic. L’auteur commence du reste son texte en brocardant les esthètes qui n’hésitent pas à aller à l’autre bout de la planète pour découvrir des paysages fantastiques alors que la Nouvelle Angleterre recèle des lieux délicieusement inquiétants. Le narrateur (non nommé), sous prétexte de recherches généalogiques, pénètre dans une demeure à priori abandonnée dans la forêt et tombe, dans le salon, sur un ouvrage fascinant, le Pigafetta, Regnum Congo, décrivant, illustrations à l’appui, d’odieuses scènes de cannibalisme. Il est interrompu dans sa lecture par l’arrivée du propriétaire des lieux, un vieil homme sale mais doté d’une belle intelligence. Il commente avec passion l’ouvrage, sans cacher son attrait morbide pour la dégustation de chair humaine. Le livre, qu’il tient entre les mains, va peu à peu se recouvrir de sans qui coule du plafond. La maison sera détruite par l’orage qui sévit à l’extérieur.



° Pigafetta, Regnum Congo (Wiki)



Filippo Pigafetta (Vicence, 1533 – Vicence, 1604), membre de la famille d’Antonio Pigafetta, est un explorateur, historien et capitaine d’armée italien.
Dans sa jeunesse, il se dédia à une carrière militaire, devenant ingénieur militaire dans la planification et dans les techniques des fortifications. C'est précisément dans ce cadre qu'il commença à effectuer divers voyages en France, en Angleterre, à Chypre, en Crète, en Égypte et en Palestine pour apporter son expérience et apprendre des constructions des autres peuples. Dans ses rapports, on trouve également d'importants comptes-rendus purement géographiques. En 1575, il voyage en Égypte, en Palestine, en Asie mineure, Constantinople, Malte où il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Grand voyageur, ses expéditions les plus notables furent le voyage du Caire au Mont Sinaï en 1577 et celui au Congo à partir de laquelle il publie Le Royaume de Congo et les contrées environnantes (1591) dont la rédaction fut effectuée à partir des notes du frère portugais Duarte Lopez1.
Filippo Pigafetta par sa riche personnalité et en incarnant l'idéal humaniste, est placé parmi les esprits les plus distingués d'Italie par Juste Lipse.
Écrivain au multiples curiosités , polyglotte accompli, il a étoffé la littérature italienne de plusieurs traductions importante : Juste Lipse, Louis de Grenade, Ortelius...
En tant que géographe, il s’intéressait grandement à la question polémique des sources du Nil.
Philippe II, roi d’Espagne fait appel à ses services pour relever les contours des côtes anglaises pour l’expédition de L'Invincible Armada.
En vue de sa connaissance de l'Orient et de son expérience militaire, le Pape Sixte V le charge d'une mission visant à faire du Shah de Perse un allié contre le Sultan Amurat III. De la même manière, il a représenté le Pape dans les cours européennes afin de rallier les souverain à la croisade que forme Sixte V.
C'est ainsi qu'il est témoin en 1590 du siège de Paris par Henri de Navarre, événement qu'il a publié l'année suivante.
Il devient camérier secret du pape Innocent IX en 1591 puis le conseiller intime de Ferdinand Ier de Médicis, grand duc de Toscane.
Sa vie nous est parvenue par sa correspondance avec Giacomo Alvise Cornaro ( 1547-1603) durant à peu près trente ans dès 1574.



°Arkham (wiki)
Arkham est une ville imaginaire du Massachusetts, États-Unis, créée par l'écrivain H.P. Lovecraft. Elle est mentionnée dans nombre de ses nouvelles, surtout celles ayant trait au Mythe de Cthulhu. Elle abrite en particulier l'Université Miskatonic, où l'on étudie entre autres le folklore et les cultures anciennes. La bibliothèque de l’Université possède un certain nombre de manuscrits du Mythe de Cthulhu, dont une édition du célèbre Necronomicon. On trouve également à Arkham un asile psychiatrique. Ces deux institutions symbolisent les deux axes importants de la plupart des nouvelles du Mythe de Cthulhu écrites par Lovecraft et ses continuateurs : l’enquête – souvent dans des milieux érudits – et la démence à laquelle celui qui se confronte au Mythe de Cthulhu ne peut échapper.
Arkham apparaît pour la première fois dans L'image dans la maison déserte (The picture in the house, 1920). On la retrouve dans de nombreuses autres nouvelles, comme La Couleur tombée du ciel (The Colour out of Space, 1927), La Maison de la Sorcière (The Dreams in the Witch House, 1932), Le Monstre sur le seuil (The Thing on the Doorstep, 1933).
D'autres auteurs du Mythe de Cthulhu ont également repris ce décor dans leurs nouvelles.
On retrouve des références à la ville imaginaire dans d’autres univers fantastiques créés après Lovecraft :
  • L’asile d’Arkham dans Batman, apparu la première fois dans le numéro 258 d'octobre 1974, est l'asile pénitentiaire dans lequel sont envoyés la plupart des ennemis de l'homme chauve-souris, notamment l'indémodable Joker. La série de jeux vidéo Batman: Arkham (Batman: Arkham Asylum, Batman: Arkham Origins...) centre son intrigue sur ce lieu, lequel a à son tour engendré d'autres références dans la culture populaire, comme le titre Arkham Asylum composé par l'artiste et Dj de renom Sasha en 1996.
  • Le jeu de société Horreur à Arkham se déroule dans la ville.
  • L'antagoniste principal du jeu vidéo Devil May Cry 3 s'appelle Arkham.
  • La maison d'édition Arkham House, créée par August Derleth et Donald Wandrei, tire son nom de la ville.
  • Certaines villes du jeu Hordes ont leur nom composé avec Arkham.
  • Le jeu vidéo Splatterhouse s'y déroule également.
  • La conseillère de l'école de Rachel dans Carrie 2 évoque un séjour qu'elle aurait effectué dans un asile psychiatrique du nom d'Arkham.

1.1.     Bibliographie

  • (en) Will Murray, « In Search of Arkham Country », Lovecraft Studies, Necronomicon Press, no 13,‎ automne 1986.
  • (en) Peter Cannon, « Arkham and Kingsport », Lovecraft Studies, Necronomicon Press, no 15,‎ 1987.
  • (en) Will Murray, « In Search of Arkham Country Revisited », Lovecraft Studies, Necronomicon Press, no 19/20,‎ automne 1989.
  • (en) Robert D. Marten, « Arkham Country : In Rescue of the Lost Searchers », dans S.T. Joshi (dir.), Dissecting Cthulhu : Essays on the Cthulhu Mythos, Lakeland (Floride), Miskatonic River Press,‎ 2011, 280 p. (ISBN 978-0-9821818-7-4, présentation en ligne), p. 151-185.
  • (en) Edward W. O'Brien, « Lovecraft’s Two Views of Arkham », dans S.T. Joshi (dir.), Dissecting Cthulhu : Essays on the Cthulhu Mythos, Lakeland (Floride), Miskatonic River Press,‎ 2011, 280 p. (ISBN 978-0-9821818-7-4, présentation en ligne), p. 196-201.
  •  
  •  
° Jeu de rôle :
Mystères d'Arkham (Les)http://www.legrog.org/visuels/couvertures/vignettes/828_s.jpg.

a)  Références

·       Gamme : Appel de Cthulhu (L') / Call of Cthulhu
·       Sous-gamme : 1920's / 1930's
·       Version : première édition
·       Type d'ouvrage : Supplément de contexte
·       Editeur : Descartes Editeur
·       Langue : français
·       Date de publication : juin 1991
·       ISBN : 2-7408-0012-6
·       Support : Papier
·       Disponibilité : Paru

b)  Contributeurs

·       Cartographe(s) : Gus DiZerega, Carol Triplett-Smith
·       Illustrateur(s) : Tim Callender
·       Illustrateur(s) de couverture : Lee Gibbons
·       Traducteur(s) : Denise Caussé

c)   Contenu de l'ouvrage

n Matériel

Livre à couverture souple de 160 pages, comprenant en encart :
·       une carte d'Arkham en papier format 53 x 37 cm
·       un exemplaire du journal d'Arkham en double page, format 50 x 28 cm

n Description

Ce supplément s'attache à présenter la ville imaginaire d'Arkham, dans le Massachusset, décrite par H.P. Lovecraft dans ses romans. L'ouvrage s'inscrit dans le cadre d’une série nommée Le Pays de Lovecraft et regroupant les décors – outre celui d’Arkham – de Dunwich, Innsmouth et Kingsport. La série est complétée par deux recueils de scénarios : Contes de la Vallée du Miskatonic et Aventures dans la Région d'Arkham.
Après une page de couverture intérieure et une page comportant le portrait dessiné de Lovecraft, le supplément débute par une page de crédits et une page détaillant le sommaire. Puis une page d’introduction signée par Keith Herber, l’un des trois auteurs, présente la démarche concernant la conception de ce supplément : les auteurs ont compilé toutes les informations révélées dans les romans, mais ils ont également adapté le tout pour le rendre plus propre au jeu.
Une première partie, Généralités (8 pages), traite des informations générales concernant la ville : carte de la ville et de ses lignes de tramway, climat, logement, emploi, associations, justice, petits détails de la vie quotidienne, mais aussi explications de règles quant à l'amélioration des compétences (cours du soir, etc.). Elle est suivie par une brève section, Un Peu d’Histoire (6 pages), sur l'histoire de la ville, et une chronologie reprenant les faits des romans. Elle se termine par un index des personnages et lieux présentés dans le supplément en préparation de la partie suivante.
Le Guide d'Arkham (75 pages) est la plus grosse partie de l'ouvrage. Les neufs quartiers qui composent la ville sont décrits un par un, avec pour chacun une petite carte, la description des lieux notables, et les différents habitants avec un croquis présentant le visage et le profil de chacun, ainsi que ses caractéristiques en termes de système de jeu. Les alentours sont eux aussi abordés. Tous les éléments tirés des romans sont cités et enrichis, et complétés avec de nombreux détails typiques d’une ville de taille moyenne de la côte nord-est américaine à la fin des années 1920.
La seconde moitié de l'ouvrage contient quatre scénarios se situant dans la ville et ses environs. Le premier scénario, Meurtre sur le Campus (9 pages), se déroule dans l’enceinte de la fameuse Université Miskatonic. Le second scénario, Des Lueurs dans le Ciel (13 pages), se situe pour sa part dans la campagne environnante, non loin de Dunwich, et prend place à la suite d’un étrange phénomène spatial sur lesquels les Investigateurs vont enquêter. Le troisième scénario, D’Ame et de Corps (20 pages), alterne entre investigation urbaine dans Arkham et expédition aux alentours. Le dernier scénario, Les Héritiers (16 pages), va enfin emmener les joueurs sur les traces d’une des vieilles familles de la ville.
Le supplément se termine enfin avec 5 pages reprenant les diverses aides de jeu des scénarios à distribuer, 2 pages d’aides de jeu pour le Gardien des Arcanes et une page comportant une fiche vierge à photocopier pour  insérer ses notes. En encart, le lecteur trouve par ailleurs un grand plan d’Arkham et un exemplaire de l’Arkham Advertiser – le journal local de la ville – daté du 11 octobre 1928. Il reprent notamment certains articles reliés aux scénarios et diverses autres rubriques en rapport avec la ville et les dernières actualités.