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samedi 25 mars 2017

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LES OEUVRES INCONNUES DE LOVECRAFT






Avec HPL (1890-1991) (Le Cri Mécanique, 1995 ; Actu SF, 2008), le talentueux Roland C. Wagner répare une erreur monumentale, celle de la mort prématurée de Lovecraft en 1937. Notre feu ami va le faire vivre jusqu’à l’âge de 101 ans et lui permettre de poursuivre une œuvre qui n’était alors qu’en gestation. L’Ermite de Providence va se hisser dans le club très restreint des plus grands noms de la science-fiction, comme K. Dick, Campbell ou Heinlein. C’est brillant et vaudra du reste à l’auteur le prix Rosny Aîné en 1997. Et les amateurs de livres imaginaires se régaleront à l’énoncé des titres de la post-production lovecraftienne :
Couleur d’angoisse, in Les Meilleurs Récits d’Astounding Science-Fiction, anthologie dirigée par Jacques Sadoul et Jacques Bergier, J’Ai Lu SF no 622, 1975. Un texte qui traite de la découverte d’un artefact extraterrestre et qui marque le véritable début de l’auteur en SF.
La Chaleur tombée du Ciel, in Astounding 1944 et Satellite no 11, nov 1958, traduction de Suzanne Rondard. Un texte qui décrit le fonctionnement d’une bombe atomique et qui  vaudra à Lovecraft une enquête des Services Spéciaux américains !
Sur les ailes du Chant (Gossamer Wings paru en quatre livraison dans Astounding ; J’Ai Lu SF no 638, 1975. Traduction de P.J. Izabelle). Une dystopie cauchemardesque qui n’est pas sans rappeler 1984 de Orwell.
Diuretics, the devolution of a fiction in Science Fantasy, 1950. Une satire de Dianetics de Ron Hubbard.
Voix vertes et violettes est une nouvelle co-écrite avec K Dick. « L’une des plus curieuse de toute l’histoire de la SF., avec ses créatures vivant sur plusieurs plan de réalité différents et ses Vers du Réel forant des passages entre les probabilités. » Voices green and purple in Œuvres Complètes de Philip K. Dick, tome 2, Denoël/Omnibus, 1992, traduction de Jean-Daniel Brèque.
Une question de temps (It’s about time , Fiction no 11, octobre 1954). Un voyage dans le temps dont le protagoniste, Joseph Edward, veut éviter l’accident qui a coûté la vie à son peintre favori.
Le Gardien des Clefs (Keeper of the keys, in Galaxie no 8 (première série, juillet 1954). Frederik Pohl a qualifié ce texte de “l’une des meilleures nouvelles jamais écrites sur les aberrations de la perception”.
J’ai connu la terreur (An experimented terror, Doubleday, 1954 ; Fleuve Noir, Angoisse, no 1, traduction de B.R. Bruss). Un ouvrage qui déclencha l’enthousiasme des lecteurs et de la critique.
Le Cercle Intouché (May the circle remain unbroken, in F&SF & Fiction no 46, septembre 1957, traduction d’Alain Dorémieux). Une charge virulente contre la tentation totalitaire.
Voyage au bout de la journée (in F&SF et Fiction no 61, février 1958, traduction P.J. Izabelle). Idem.
Dans la toile de l’araignée (Spider and the fly in F&SF et J’ai Lu SP no 638, traduction de Guy Abadia). Cet ouvrage fut un échec.
Cinq années d’avance pour l’éternité (Five years ahead of his time, Bantam 1965 ; Presses Pocket SF no 5355, 1989). Ouvrage brillant sur le thème du prolongement de la vie qui vaudra à son auteur le prix Hugo.
H.P. Lovecraft, un disque de la Dunwich Records, Philips P.H.S 600 252, 1967. Un album rock dont le groupe avait utilisé le nom de l’auteur, avec son accord.
At the mountains of madness, un second disque (Philips P.H.S 600 279, 1968), qui sera le dernier, Lovecraft ayant trouvé hideuse l’illustration « psychédélique » de la jacquette.
Rêves de la nuit écoulée (I had too much to Dram Last Night, 1970 ; Denoël, collection “Présence du Futur”, no 206, 1976) est considéré comme le grand chef d’œuvre de l’auteur. Il renoue avec le Mythe, retrouve les Grands Anciens, relit le Necronomicon et au passage règle ses comptes avec August Derleth qui voyait en lui un grand initié et dans ses monstres des divinités.
Je ne suis qu’un mal des pieds à la tête (I am a living sickness, Robert Heinlein SF Magazine, juillet 1979 ; Univers 1984, J’Ai Lu SF no 1617, 1984) est son dernier texte publié.
Matters of fact : an analysisof materialism in american Sci-Fi, essai qu’il fit tirer à 300 exemplaires pour distribuer à ses fans.

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